Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
- inventaire topographique, Rouen
- patrimoine industriel, patrimoine industriel de la vallée du Robec
- patrimoine industriel, patrimoine industriel protégé MH
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Kollmann ChristopheKollmann ChristopheCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, de 1981 à 2022.
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Rouen - Rouen
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Hydrographies
le Robec
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Commune
Rouen
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Adresse
185 rue Eau-de-Robec
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Cadastre
1972
BM
32
;
2022
LS
35
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Dénominationsmaison, atelier, hôtel
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Précision dénominationatelier textile, atelier lainier, atelier de teinture, garni
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Appellationsmaison des Mariages, maison Normande, maison des Quatre-Fils-Aymon
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Destinationsmusée
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Parties constituantes non étudiéescour
Cette maison, implantée à l'angle des rues Eau-de-Robec et du Ruissel, le long du ruisseau du Robec, est construite durant le dernier quart du 15e siècle par un riche fabricant drapier du nom de Cappeles. Outre la fonction de logis, elle sert également de magasin de vente et d'atelier de fabrication pour les opérations de teinture et d'apprêts des draps nécessitant l'utilisation de grande quantité d'eau. L'activité lainière est attestée rue Eau-de-Robec dès le 12e siècle par un texte de 1199 rappelant aux teinturiers leurs obligations en cas de rupture des digues du Robec (voir article R. Blondel). L'édifice conserve sa fonction d'atelier lainier jusqu'au tournant du 17e siècle, lorsque l'activité drapière rouennaise est définitivement déplacée en amont du Robec, sur la commune de Darnétal notamment. L'activité lainière est alors remplacée par celle du coton (indiennes). D'après le cadastre napoléonien, l'activité de teinture est encore bien présente rue Eau-de-Robec et la maison attribuée à un teinturier-apprêteur. Durant cette période, elle est dénommée maison des Quatre Fils Aymon en référence à Renaud de Montauban, héros d'une chanson de geste du XIIe s.
Au début du début du 19e siècle la maison devient un garni : les chambres sont installées dans les étages dessus d'un café-auberge aménagé au rez-de-chaussée. Elle est renommée à cette époque la maison des Mariages car s'y consacrent alors des unions plus ou moins légitimes et plus ou moins éphémères. En 1873, le propriétaire agrandit son affaire en faisant l'acquisition de l'immeuble voisin construit au 17e siècle. En 1881, la ville acquiert la propriété de Ducet.
Impactée par des bombes durant la Seconde Guerre mondiale, elle est désaffectée, squattée, ne cesse de se dégrader. En 1961, face à la menace de la voir disparaitre, la maison est classée partiellement au titre des monuments historiques. En 1976, bien que toujours dans un état délabrée, l'idée de la réaffecter en musée national de l'Education émerge à l'instigation de M. Denieul, directeur du cabinet du ministre de l'Education et ancien directeur de l'Architecture et de M. Bourguignon, conservateur des monuments historiques. Un montage financier entre l'Etat et les différentes collectivités locales est mis en place pour la restauration de l'édifice et son réaménagement en musée. Les travaux sont lancés en juin 1978 : le choix se porte sur la technique de restauration par résines, nouvelle à l'époque. Les poutres anciennes sont conservées, mais les parties les plus endommagées sont remplacées par un béton de résine coulé sur place et relié à la partie saine par des aiguilles en fibre de verre. A l'issue des travaux en 1983, l'aménagement du musée est confié à M. Serge Chassagne nommé conservateur du musée. Le musée national de l'Education est inauguré en 1984.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 15e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 1er quart 19e siècle , daté par travaux historiques
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Auteur(s)
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Auteur :
maître d'oeuvre inconnumaître d'oeuvre inconnuCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Auteur :
Cette maison comprend 5 niveaux : le premier est construit en pierre et les autres édifiés en pans de bois, laissés apparents ou essentés d'ardoises. Le pignon ouest, à ferme débordante portée par des doubles pigeâtres, est quant à lui entièrement essenté. Le premier et le deuxième étages sont en encorbellement et soutenus par de puissants poteaux. Ils sont surmontés de deux étages de comble éclairés par des lucarnes.
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Murs
- bois pan de bois essentage d'ardoise
- calcaire pierre de taille
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Toitsardoise
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Étages2 étages carrés, étage en surcroît, sous-sol
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans pignon couvert
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour
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Énergies
- énergie humaine
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Typologies
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État de conservationrestauré
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Statut de la propriétépropriété de l'Etat
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Protectionsclassé MH partiellement, 1961/09/25
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Archives départementales de Seine-Maritime
- (c) Région Normandie - Inventaire général
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- (c) Région Normandie - Inventaire général
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Documents d'archives
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Bibliothèque municipale, Rouen
BM Rouen. Casier archéologique. 91
BM Rouen. Casier archéologique. 91
Bibliographie
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COCHET, Abbé Jean-Baptiste. Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure, Paris, Imprimerie Nationale, 1871.
col. 463 -
LA QUERIERE, Eustache (de). Description historique des maisons de Rouen les plus remarquables par leur décoration extérieure et par leur ancienneté. Tome II. Rouen : N. Périaux, 1841.
p. 153-136. -
QUENEDEY, Raymond. L'habitation rouennaise. Etude d'histoire, de géographie et d'archéologie urbaines. Rouen : Lestringant, 1926.
p. 173, 268, 282.
Périodiques
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LAVALLEE, Daniel. La maison de la "salle des mariages" 185-187 rue Eau-de-Robec. Revue des sociétés savantes de Haute-Normandie, n° 12, 1958, p. 50-59
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BLONDEL, Robert. Coloration des textiles. In : Précis analytique des travaux de l'académie des sciences, belles lettres et arts de Rouen, 1951 - 1953, p. 109
Conservateur, chercheur, service de l'Inventaire du Patrimoine Haute-Normandie 1980-1990.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
Conservateur, chercheur, service de l'Inventaire du Patrimoine Haute-Normandie 1980-1990.