Photographe professionnelle. Agence Albatros. Photographe à l'Inventaire du patrimoine de Normandie depuis 2023.
- inventaire topographique, canton de Caudebec-en-Caux
- inventaire topographique, boucles de la Seine normande
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Caux Vallée de Seine - Port-Jérôme-sur-Seine
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Commune
Rives-en-Seine
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Lieu-dit
Villequier,
Caumont
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Adresse
75 route de la Cambuse
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Cadastre
1818
B (1ère feuille)
24 à 43
cadastre napoléonien ;
1969
AM
46 à 57
;
2022
AM
46 ; 48 ; 52 à 55 ; 114 ; 123
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Précisions
commune fusionnée après inventaire Villequier
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Dénominationschâteau
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AppellationsCaumont
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Parties constituantes étudiées
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Parties constituantes non étudiéesgrange, cellier, écurie
Caumont était un quart ou huitième de fief appartenant aux sires de Villequier. Le château actuel a été réédifié à partir de 1768 par Nicolas Isambart Busquet pour remplacer un manoir plus ancien, comme en témoigne la présence des communs dont la construction remonte au 16e siècle. Suite à l'écroulement de l'aile ouest, il ne subsiste actuellement que le corps central et l'aile est du château.
Extrait du mémoire sur Les Busquet Chandoisel de Caumont, conseillers au parlement de Normandie, rédigé par Robert Busquet de Caumont, d'après ses archives familiales, en 2001 :
Jean-Charles Busquet de Chandoisel (1657-1726), avocat au Parlement de Rouen, épousa le 22 février 1689 Marie Malet, fille unique et héritière de Messire Olivier Malet, chevalier, seigneur de Caumont. Cette alliance apportait au Busquet de Chandoisel le fief de Caumont relevant du seigneur de Villequier-la-Guerche à qui "est dû aide de cheval, foy et hommage, etc." Les deux frères Busquet de Caumont, Nicolas-Isambart (1721-1781), conseiller au Parlement de Rouen et Isambart-Nicolas (1724-1789), capitaine de cavalerie, résidaient ensemble entre Rouen et Caumont. A partir de 1767, ils remodèlent entièrement leur patrimoine.
Le 31 janvier 1767, Mme Emery Desprez de Bébec, veuve en premières noces de François de la Haye d'Ypreville, beau-frère de Marie-Anne Conseil, vend le fief de Bébec, moyennant 25.000 livres payées comptant et 4.500 livres de rente viagère, à Jean-François-Alexandre Asselin, baron de Villequier, de qui relevait ce fief. Nicolas-Isambart intervient pour annuler cette vente et exercer contre le baron de Villequier le retrait du fief de Bébec "à droit de sang et de proximité de lignage" (Marie-Anne Conseil étant sa mère). De la sorte, le terres quasi jumelles que possédaient les Jaudin, seigneurs de Bébec et Caumont entre 1461 et 1580, se trouvaient réunies après 187 ans de séparation dans les mains de la famille Busquet. Le fief de Bébec, contigu à Caumont, était assis comme lui aux confins de l'actuelle commune de Villequier et de l'ancienne seigneurie de Villequier, de laquelle ils relevaient. Bébec formait alors une paroisse à part entière, comptant trente-cinq feux environ. M. de Caumont exerçait le patronage de l'église de Bébec fondée au 16e siècle. Le fief comportait un manoir seigneurial, près de l'église, et quinze propriétés louées à différents fermiers, plus "17 acres 2 vergées de terre, prairie, jeune futaye et bois taillis", que M. de Caumont fait exploiter directement au revenu de 200 livres. En 1788, c'est Grégoire Le Chanoine, avocat au siège présidial de Caudebec, portant le titre de "Sénéchal ordinaire de la seigneurie de Bébec", qui reçoit pour le seigneur les aveux de cette terre.
En 1769, les possessions des seigneurs de Caumont s'agrandissent des terres que possédait Anne du Fay du Taillis, comtesse de Maulévrier, dans les paroisses voisines de Touffreville-la-Cable et La Fresnaye. Menacés de voir s'éteindre avec eux leur nom et leur imposant patrimoine, les deux frères décident de se marier, bien qu'ils fussent âgés, l'un de cinquante-huit et l'autre de cinquante-cinq ans, à deux mois d'intervalle, le 7 avril et le 5 juin 1779.
De l'ancien domaine de Caumont, il ne reste que le logis actuel, dont une partie s’est effondrée en 1937, et deux dépendances à usage de grange et de cellier.
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Période(s)
- Principale : 16e siècle
- Principale : 2e moitié 18e siècle
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Auteur(s)
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Auteur :
maître d'oeuvre inconnumaître d'oeuvre inconnuCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Personnalité :
Busquet de Caumont Isambart-Nicolaspropriétaire attribution par travaux historiquesBusquet de Caumont Isambart-NicolasCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Né à Caumont le 28 décembre 1691 (fils unique de Jean-Charles Busquet de Chandoisel), il est reçu conseiller au Parlement de Rouen le 25 mai 1716 après des études de droit à la faculté de Caen.
Lors de son mariage en 1720 avec Marie-Anne Conseil, il abandonne le nom de Chandoisel. En 1730, il démissionne de son office de conseiller pour "vivre noblement", en son hôtel à Rouen ou en son manoir de Caumont "dont il fait valoir par lui-même la terre". Depuis la génération précédente, la "grande maison" de Bouquelon est devenue la principale ferme des Busquet à Valliquerville ; elle s 'appellera dorénavant "la Bouquelonnade". Ayant réuni une quarantaine d'acres de terre à Caumont, il meurt le 17 octobre 1744 au château de Caumont et est inhumé le lendemain au cimetière de l'église de Bébec.
L'inventaire après décès dressé le 31 décembre 1744 contient une estimation complète des biens meubles et immeubles de la succession revendiquée par ses fils Nicolas-Isambart (1721-1781) et Isambart-Nicolas (1724-1789).
Source : Robert Busquet de Caumont, Les Busquet de Chandoisel et de Caumont, conseillers au parlement de Normandie, Archives familiales, 2001.
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Personnalité :
Busquet de Caumont Nicolas-Isambartcommanditaire attribution par travaux historiquesBusquet de Caumont Nicolas-IsambartCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Nicolas-Isambart est né à Rouen le 8 Janvier 1721. Le 22 décembre 1742, il est admis au serment d'avocat au Parlement après ses études de droit à la faculté de Caen. Deux mois plus tard, le Roi Louis XV le pourvoit de l'office de Conseiller au Parlement de Rouen sur la résignation de Jacques-David-Louis Asselin de Villequier, dont les terres étaient contiguës à celles de Caumont. La réception officielle de cette charge, achetée 16.000 livres, se déroule le 24 mai 1743.
Le 28 août 1755, il épouse à Rouen Marie-Elisabeth Bertout de Forbany, la fille d'un Conseiller au Parlement. Mme de Caumont étant décédée en 1766 à l'âge de cinquante-et-un ans, Nicolas-Isambart demeure veuf et sans enfant et se déeit alors de son office de conseiller en 1767 tout en demeurant conseiller honoraire.
Il réside alors avec son frère célibataire entre Rouen et Caumont, hameau de Villequier (Seine-Maritime). Le 7 avril 1779, deux ans avant sa mort, il décide d'épouser, en secondes noces, Catherine-Louise-Cécile Fauconnet de Bonneville, fille de Messire Louis Fauconnet de Bonneville, Chevalier, Conseiller du Roi et Maître ordinaire en sa Cour des Comptes de Normandie. Sa femme lui survit jusqu'en 1816.
Source : Robert Busquet de Caumont, Les Busquet de Chandoisel et de Caumont, conseillers au parlement de Normandie, Archives familiales, 2001.
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Auteur :
Extrait du mémoire sur Les Busquet Chandoisel de Caumont, conseillers au parlement de Normandie, rédigé par Robert Busquet de Caumont, d'après ses archives familiales en 2001 :
En 1689, le fief de Caumont était un "huitième de fief dont le chefmois est assis sur les paroisses de Villequier et de Norville et s’estend tant sur la paroisse de Bébec que dans les susdites paroisses et en celle de Gravenchon et autres circonvoisines, auquel fief il y a domaine fieffé et non fieffé". Le domaine fieffé n'est pas détaillé. Le domaine non fieffé qui peut être loué à bail comprend plus de 169 acres. Le manoir est un long bâtiment d’une trentaine de mètres de long sur neuf de large, construit en pierres de taille, "partie sur cave". Il a deux étages carrés, le second mansardé et surmonté de greniers. Au centre, dominant ce grand toit d'ardoises, se dresse un clocheton, au dessous duquel, saillant sur le toit, un fronton triangulaire signale la porte d'entrée, encadrée de deux pilastres qui montent jusqu'au second étage ; enfin une aile latérale, construite vraisemblablement au début du 18e siècle, complète la vieille gentilhommière dont les assises sont certainement antérieures à 1549. La construction est solide et sans prétention, spacieuse aussi : le manoir a vingt-neuf pièces. Un mur de silex et de brique, en bandes superposées, entoure la cour d'honneur à laquelle on accède par une courte mais magnifique "chesnée". Derrière ce mur, l'interrompant même, s'élèvent d’importants bâtiments de service ou d'exploitation, "four, étable à pressoir, cellier, grange, charettrie, collombier, écurie... ", et plus loin, "moulins à vent et à eau, fourneaux à briques et à chaux, étables à vaches, porcherie, bergerie, pondrie, et diverses maisons". Proches du château se trouvent encore, outre les "masures" des domestiques et journaliers, les bâtiments de la "grande ferme de Caumont" ; celle-ci a 120 acres d'un seul tenant et rapporte 2.100 l.t. par an. L'ensemble forme le hameau de Caumont. Le manoir possédait aussi une chapelle et un logement pour le chapelain.
En 1744, au décès d'Isambart-Nicolas Busquet de Caumont, le domaine de Caumont Caumont comprenait :
1- Le fief proprement dit de Caumont, avec manoir et dépendances, domaine fieffé et 169 acres de domaine non fieffé. Le revenu est de 2.084 1. 12 s. et est estimé au denier 25, y compris les bois, soit: 52.115 livres.
2- Six fermes, terres et héritages en la paroisse de Norville, dont le revenu, de 361 l., se capitalise au denier 22 : 7.942 livres.
3- Huit fermes, terres et héritages en la paroisse de Villequier, dont le revenu, de 748 1., se capitalise au denier 22 : 16.556 livres.
4- Sept fermes, terres et héritages en la paroisse de Bébec, rapportant 739 1. et évalués au denier 22 : 16.258 livres.
5- Les deux moulins de Caumont situés en la paroisse de Bébec, non inclus ci-dessus., de 400 1., et évalués au denier 15 : 6.000 livres.
6- La ferme d'Anquetierville, affermée 35 1., soit, au denier 20 : 700 livres.
Le domaine de Caumont vaudrait donc 99.571 livres, soit, en gros, 100.000 livres, mais rapporte en deniers 4.366 livres par an.
Construit en pierre de taille et éclairé par de larges baies vitrées, le logis présente une ordonnance classique, le premier étage étant surmonté d’un étage de comble à brisis dont la partie centrale est éclairée par deux lucarnes mansardes. Le toit est couvert en ardoise. L'aspect asymétrique de la construction est dû à la démolition de la partie orientale du logis mettant à découvert la partie (autrefois centrale) en saillie.
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Murs
- calcaire pierre de taille
- bossage
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Étages1 étage carré, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans pignon couvert
- toit à longs pans brisés croupe brisée
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État de conservationmenacé
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Sites de protectionparc naturel régional
- (c) Alain Huon
- (c) Archives départementales de Seine-Maritime
- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
- (c) Collection particulière
- (c) Alain Huon
- (c) Région Normandie - Inventaire général
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- (c) Région Normandie - Inventaire général
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Documents d'archives
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Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 3P4_4_84
AD Seine-Maritime. Série P ; sous-série 3P4 : 3P4_4_84. Villequier, section B du Bas (1ère feuille), 1818.
Bibliographie
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Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande
POTTIER, Gaëlle. Rives-en-seine : Villequier, Caudebec-en-Caux, Saint-Wandrille-Rançon (Au fil des patrimoines). Notre-Dame-de-Bliquetuit : Ethnothèque, musée des Boucles de la Seine Normande, juin 2025. 96 pages.
Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.
Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.