Dossier collectif IA00018639 | Réalisé par
Benoît-Cattin Renaud (Contributeur)
Benoît-Cattin Renaud

Conservateur, chercheur, service de l'Inventaire du Patrimoine Haute-Normandie 1980-1990.

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  • inventaire topographique, boucles de la Seine normande
Les maisons et fermes du Landin
Auteur
Copyright
  • (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande

Dossier non géolocalisé

  • Dénominations
    maison, ferme
  • Aires d'études
    Pays du Roumois
  • Adresse
    • Commune : Le Landin

Les grandes parcelles agricoles du plateau du Roumois sont issues du remembrement mené dans les années 1960. Toutefois la présence d'anciens corps de ferme et de nombreux bâtiments agricoles, parfois transformés en habitation, témoigne encore des activités pastorales traditionnelles.

L’activité des fermes était autrefois tournée vers la polyculture et l’élevage de vaches laitières. L’entretien des animaux de la basse-cour (poules, lapins, cochons) et du potager occupait beaucoup de femmes et fournissait un revenu complémentaire non négligeable. Les grandes fermes faisaient vivre beaucoup de familles aux alentours. Le vacher et le charretier logeaient généralement dans les étables et écuries, au plus près des bêtes dont ils avaient la charge. Aux travaux des champs, s’ajoutaient l’entretien des vergers et des toitures des bâtiments. Le blé long était utilisé pour réparer les toitures en chaume. Ces fermes disposaient de plusieurs chevaux de labour dont le nom était connu de tous. Des Espagnols étaient employés, au printemps, pour biner et démarier les betteraves, et à l’automne, pour les arracher. Le travail à la ferme, majoritairement effectué à la main, était physiquement éprouvant : traite des vaches, labour à la herse, moisson, ramassage et brassage des pommes… En compensation, il existait une entraide entre exploitations au moment des grands travaux agricoles. Il fallait une journée pour moissonner dix hectares, contre deux heures aujourd’hui. L’arrivée de la machine à traire, suivie de celle du tracteur, a été vécue comme un véritable progrès.

  • Période(s)
    • Principale : 17e siècle
    • Principale : 18e siècle
    • Principale : 19e siècle

La commune compte plusieurs anciennes maisons de ferme en brique ainsi que des bâtiments agricoles en pan de bois, qui ont perdu leur fonction initiale et ont été transformés en maisons.

  • Toits
    ardoise, tuile
  • Murs
    • calcaire moellon
    • bois pan de bois
    • silex appareil mixte
    • brique
  • Décompte des œuvres
    • étudié 2
    • repéré 10
    • bâti INSEE 47

Documents d'archives

  • AD Eure. 3PL/972/1 à 4. Cadastre napoléonien du Landin, mai 1826.

    Archives départementales de l'Eure, Evreux : 3PL/972/1 à 4
  • AD Eure. Série P ; Sous-série 3 P : 3P6 453 : état des sections du Landin (1827).

    Archives départementales de l'Eure, Evreux : 3P6 453
  • AD Eure. Série P ; Sous-série 3 P : 3P7 589 : matrices cadastrales du Landin (1829-1915).

    Archives départementales de l'Eure, Evreux : 3P7 589
Date d'enquête 1979 ; Date(s) de rédaction 1987
(c) Région Normandie - Inventaire général
Benoît-Cattin Renaud
Benoît-Cattin Renaud

Conservateur, chercheur, service de l'Inventaire du Patrimoine Haute-Normandie 1980-1990.

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