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silo à herbe

Dossier IA50002960 réalisé en 2016

Fiche

Précision dénominationsilo à herbe
Dénominationssilo
Aire d'étude et cantonMontsenelle - Créances
AdresseCommune : Montsenelle
Lieu-dit : Saint-Jores, les Belles-Croix
Cadastre : 2016 B 435
Précisionsanciennement commune de Saint-Jores

Destiné à l'ensilage doux du foin, ce silo aurait été installé, selon la tradition orale, en 1927 pour Louis Haize, puis utilisé par son fils Charles. Il est bâti à proximité des étables à vaches à desservir. Permettant de fournir un complément d'alimentation à la vingtaine de bovidés de la ferme, son utilisation se serait arrêtée vers 1965.

Relié à une ensileuse (disparue), le silo était chargé en herbe fraîche hachée au moyen d'une soufflerie électrique. Entre chaque chargement, l’herbe était tassée au pied, l'accès à l'intérieur du silo se faisant par l'une des sept trappes d’entrée, celles-ci ayant également pour but d’assurer l’isolation du silo. Le foin était retiré manuellement par la trappe la plus proche du sol.

La mise en silo est caractéristique des pratiques agricoles du Parc des marais du Cotentin et du Bessin, entraînant la construction de bâtiments dédiés. Malheureusement, les problèmes liés à la structure en béton armé de certains de ces édifices les rend fragiles, aboutissant souvent à leur démolition. Des exemplaires similaires à celui de Montsenelle ont été repérés sur plusieurs communes du Parc : à Aumeville-Lestre (50630 - lieu-dit La Ferme du Prieur), Brévands (50500 - ferme du Colombier), Feugères (50190 - Vauville), Les Veys (50500 - dépendant de la ferme située à l'angle des rues de Beuzeville et de l'église) et à Osmanville (14230 - lieu dit la Briqueterie), ce dernier ayant été détruit au début du 21e siècle.

Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1927, daté par tradition orale
Auteur(s)Personnalité : Haize Louis
Louis Haize

Cultivateur à Saint-Jores (50).


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commanditaire, propriétaire attribution par tradition orale

Mesurant une quinzaine de mètres de haut, ce silo est bâti en béton armé ; on constate une différence d'épaisseur de mise en œuvre entre la base du bâtiment et sa partie supérieure plus mince. A son sommet, on distingue quelques marches et un paratonnerre orné d’un épi de faîtage, accessibles par une échelle métallique accrochée au silo.

L'accès à l'intérieur du silo se fait au moyen de sept trappes, avec portes en bois à encadrement de métal, situées sur toute la hauteur du silo. Protégée par un conduit bétonné, l'échelle qui permet d'y accéder est constituée de simples tiges de métal enfichées dans le béton. Cette dernière est en mauvais état, tout comme l'enveloppe du silo, où le ferraillage est en partie apparent, l'enduit s'étant détaché à plusieurs endroits jusqu'à créer des trous dans le silo.

En raison de sa structure fortement fragilisée, les propriétaires ont détruit le silo.

Mursbéton béton armé enduit
Toitbéton en couverture
Escaliersescalier de distribution extérieur : échelle
État de conservationdétruit après inventaire
(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Dupont Stéphanie
Stéphanie Dupont

Chercheuse l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie, puis de Normandie, depuis 2010. Spécialités : patrimoine industriel, patrimoine de la Reconstruction.


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