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lnventaire général du patrimoine culturel de Normandie

Fondé en 1964 par André Malraux, l’Inventaire a pour mission de recenser, étudier et faire connaître le patrimoine urbain et rural, architectural et mobilier de la France. Cette mission est portée depuis 2007 par les Régions.

Découvrez ses acteurs en Normandie !
Les missions de l'Inventaire du patrimoine de Normandie

En Normandie, la documentation scientifique rassemblée depuis 50 ans par les chercheurs, sous forme de dossiers normalisés, est progressivement mise en ligne sur ce site.
Laissez-vous entraîner en quelques clics vers la richesse du patrimoine normand au travers de 3 100 dossiers illustrés par 20 000 photographies.

Les études en cours

Caen, l'abbaye-aux-Dames
Le patrimoine industriel du bassin de l'Andelle
Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
Parc naturel régional du Perche, l'architecture rurale


Et les plus anciennes...

Alençon, la bibliothèque et la préfecture
Les orgues de la cathédrale de Bayeux
L'ancien canton de Bellême
L'ancien canton de Bretteville-sur-Laize
Bricquebec
Caen, l'église Saint-Georges du château
Cherbourg-Octeville
Le haras du Pin et les voitures hippomobiles
Le patrimoine industriel aux alentours de Caen, de Lisieux, de l'Orne et à Montsenelle
Le patrimoine de la villégiature de Lion-sur-Mer et Hermanville-sur-Mer
La communauté de communes de Sèves-Taute

 

Contact : documentation-patrimoines@normandie.fr

Lumière sur

ville de Bricquebec

I – Origines du bourg.

Les originesVue d'ensemble de la ville et du château fort depuis le sud-ouest.Vue d'ensemble de la ville et du château fort depuis le sud-ouest. de la ville sont intimement liées à la fondation de la seigneurie et du château de Bricquebec, attribuée par l’historiographie du 19e siècle à Anslech, compagnon du duc Rollon. La première mention d’un bourg apparaît dans un document daté de 1194, mais l’existence d’une église paroissiale, déjà attestée en 1060 par une charte de donation à l’abbaye de Saint-Ouen-de-Rouen, confirme l’antériorité du regroupement de population sur le site. De nouvelles chartes signées en 1271, 1273 et 1315 font état de la donation de plusieurs ménages situés dans les limites de la paroisse. L’un de ces documents évoque l’existence des quittances et franchises dont bénéficiaient les habitants du bourg. Outre la présence du château, l’établissement de foires annuelles et de marchés hebdomadaires, attestés depuis le 13e siècle, a constitué un facteur d’13. Bricquebec. - Rue du Bourg, un jour de Marché. Vue de la place Le Marois depuis la rue de la République.- Carte postale, éd. Cazenave, s.d., début 20e siècle (AD Manche).13. Bricquebec. - Rue du Bourg, un jour de Marché. Vue de la place Le Marois depuis la rue de la République.- Carte postale, éd. Cazenave, s.d., début 20e siècle (AD Manche).essor urbain.

II – Evolution des structures urbaines.

L’habitat ancien est concentré d’une part autour de la voie conduisant de la porterie principale du château vers Surtainville et d’autre part auprès de l’ancienne église paroissiale. Ces deux quartiers constituaient sous l’Ancien Régime deux prévôtés distinctes, la première dite du Bourg et la seconde dite du Village.

Au sein Le Bar du Centre et l'ancien bâtiment des prisons.Le Bar du Centre et l'ancien bâtiment des prisons.de la prévôté du Bourg se tenaient le bâtiment de la juridiction avec ses prisons et ses halles attenantes, où s’exerçait la haute justice seigneuriale. Plus bas, auprès du pont séparant l’ancienne rue du Bourg de son prolongement rue de Bailly (aujourd’hui rue Saint-Roch et rue Pierre-Marie) se trouvaient un moulin et un vivier dépendants directement de la baronnie. Aucun texte ni indice archéologique ne permettent d’évoquer l’existence d’une enceinte urbaine. Tout l’habitat concentré au sein de la prévôté du Bourg était étroitement limité le long de l'axe routier la traversant par des domaines non fieffés, non constructibles. L’importance des domaines relevant directement de la baronnie explique aussi la division très nette, maintenue jusqu’à la fin du 18e siècle, entre le bourg à proprement parler et le quartier du Village. Ce dernier comptait en 1782 quelques maisons, réparties de part et d’autre d’une ancienne route importante, connue depuis le Moyen Age sous le nom de Carrière Bertran, qui menait jusqu’au passage des Veys, près de Carentan. A partir de la fin du 18e siècle, la ville gagne en importance, d’abord suite à des concessions permettant le lotissement de parcelles situées sur le pourtour de la place des Buttes, puis après la Révolution, par la suppression des anciens privilèges seigneuriaux.

Dès 1782Plan particulier du bourg de Bricquebec, détail.- Plan, Dennecey de la Challerie, 1782Plan particulier du bourg de Bricquebec, détail.- Plan, Dennecey de la Challerie, 1782, un plan dressé par Dennecey de la Challerie prévoit la construction de nouvelles rues, dont la rue du 11 Novembre, la rue de Bricqueville et la rue Bizouté Dauxmesnil. Cette dernière, non représentée sur le cadastre de 1825, apparaît sur la carte du canton de Bricquebec levée en 1831. La dernière phase importante d’aménagement urbain a lieu au milieu du 19e siècle, lors de la réalisation d’une partie des alignements projetés en 1840.

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