Logo ={0} - Retour à l'accueil

présentation du patrimoine du canton de Trun

Dossier IA61001355 réalisé en 1983

Fiche

Les églises paroissiales

Merri. Eglise paroissiale Saint-Claude.Merri. Eglise paroissiale Saint-Claude.Le canton de Trun compte 22 communes et 24 églises paroissiales. Il en existait 31 à la Révolution. Une seule église a ainsi remplacé en 1872 à Aubry-en-Exmes les églises de trois anciennes paroisses disparues.

L'origine de ces églises remonte au Moyen Age. Elles en conservent souvent des vestiges, de peu d'importance à Brieux, Montabard ou Tournai, plus développés à Chambois, Merri, Ommoy ou Saint Lambert. Elles ont toutes été remaniées au cours des siècles, voire reconstruites presqu'entièrement (Bailleul au XVIe siècle, Guêprei en 1620, Montormel en 1777, Necy au Xl Xe siècle et Louvières en 1901).

Ces édifices sont construits en calcaire souvent associé au grès. L'emploi de la brique pour construire en 1850 l'église de Saint-Gervais-des-Sablons. Eglise paroissiale Saint-Gervais.Saint-Gervais-des-Sablons. Eglise paroissiale Saint-Gervais.Saint-Gervais des Sablons reste exceptionnel. La tuile plate couvre nef et choeur, l 'ardoise étant plutôt réservée aux clochers. Ceux-ci sont presque toujours coiffés d'une flèche en charpente. Un certain nombre de clochers terminés en batière appartiennent au XVIIe siècle.

Le plan est toujours simple, allongé à un seul vaisseau. La grande église néo-classique à trois vaisseaux, construite en 1840 à Trun s'apparente à un type peu représenté dans le département.

Les établissements conventuels

A Villedieu-les-Bailleul a été fondée au XIIe siècle une commanderie d'hospitaliers. Sur le territoire du canton six prieurés d'origine médiévale n'ont pas existé longtemps en tant que tel : deux d'entre eux ont été transformés en manoirs et l'emplacement exact de trois autres n'est pas connu. Seul subsiste le prieuré Saint-Benoit à Tournai-sur-Dives.

Les châteaux et manoirs

Coudehard. Boisjos. Château fort.Coudehard. Boisjos. Château fort.Le canton de Trun compte seulement 13 châteaux pour 22 communes mais 42 manoirs correspondant à l'émiettement des fiefs.

Les châteaux sont pour moitié des constructions du XIXe siècle, alors que les manoirs s'échelonnent du XVe au XVIIIe siècle. Ces édifices sont construits en calcaire souvent associé au grès. La partie du canton relevant du Pays d'Auge compte quelques manoirs en pan-de-bois. La tuile plate est généralement utilisée pour couvrir les toits à croupes des manoirs alors que les pavillons des châteaux sont couverts d'ardoise.

Les divers bâtiments d'exploitation des manoirs s'organisent généralement autour d'une cour fermée et leurs logis présentent parfois des escaliers hors oeuvre en vis (le Logis à Brieux, Boisjos à Coudehard ou la Motte à Montreuil).

Parmi les bâtiments de communs il subsiste assez peu de colombiers, qui sont l'apanage des fiefs (la Bigne à Gueprei, la Harangerie à Neauphe) ou de chapelles privées (le Londel et le Moncel à Bailleul, Tertu à Villedieu), mais les textes anciens attestent souvent leur Guêprei. Manoir de la Bigne. Colombier.Guêprei. Manoir de la Bigne. Colombier.existence.

Les matériaux de construction

La carte de répartition des matériaux de construction du canton de Trun correspond assez exactement à la carte géologique : les communes situées à l'Ouest et au Sud présentent des maisons construites en calcaire et en grès, leur territoire correspondant à un affleurement de grès dans la zone de calcaire. Le calcaire seul est utilisé dans les communes situées de part et d'autre de l'axe Nord – Ouest – Sud –Est Falaise-Gacé. En revanche les communes situées au Nord et à l'Est appartiennent au Pays d'Auge et à la zone d'argile à silex. Leurs édifices associent la terre ou le tuileau au pan-de-bois. A partir du siècle dernier, les logis peuvent être construits en brique.

Le matériau de couverture le plus utilisé est la tuile plate, exception faite du Pays d'Auge où l'ardoise a pu remplacer les toitures en chaume.

Si les maisons de pierre sont généralement à pignons couverts, les bâtiments en pan-de-bois sont plutôt coiffés d'un toit à croupes. Ce dernier type de toit se rencontre fréquemment dans les deux bourgs que possède le canton, Trun et Chambois.

Neauphe-sur-Dive. Les Serries. Maison de journalier. Neauphe-sur-Dive. Les Serries. Maison de journalier. Les maisons de journalier sont en rez-de-chaussée, les autres maisons habituellement à deux niveaux.

Les fermes construites en pierre ont tendance à organiser leurs bâtiments autour de la cour alors que les dépendances des fermes en pan-de-bois sont disséminées dans la cour plantée, voire isolées dans l'herbage.

Ces dépendances sont bien individualisées selon leur fonction. Il en est ainsi des étables en dépit spécificités géographiques : étables surmontées de fenil dans les régions calcaires, étables de plan allongé dans l'architecture en pan-de-bois. Granges ouvrant par vaste baie, fours à pain, caves, laiteries, puits ou mare viennent compléter la ferme.

Les plus anciennes maisons remontent au XVe siècle (Saint-Lambert-sur-Dives, maison en pierre) ou au XVIe siècle (Trun, maison en pan-de-bois), mais la majorité des maisons et fermes étudiées ont été construites aux XVIIIe et XIXe siècles.

Aires d'étudesTrun
Adresse
(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Etienne Claire
Etienne Claire , né(e) Steiner

Chercheur au Service Régional de l'Inventaire de Haute-Normandie de 1972 à 1978. Chef du Service Régional de l'Inventaire de Basse-Normandie et chercheur de 1978 à 1988. Chercheur au Service Régional de l'Inventaire de Haute-Normandie de 1988 à 2005, puis chef du dit Service et chercheur de 2005 à 2015. Spécialités : patrimoine rural, patrimoine urbain, patrimoine de la villégiature. Etude fondamentale de l'agglomération du Havre.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.