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présentation de la commune de Villiers-sous-Mortagne

Dossier IA61001417 réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

Cadre de l'étude

L´inventaire topographique du patrimoine architectural de la commune de Villiers-sous-Mortagne a été réalisé en 2015. Cette étude a pour finalité d´identifier, de localiser et de documenter les éléments appartenant au patrimoine architectural et de présenter un état des lieux raisonné du patrimoine bâti. Les limites chronologiques sont fixées entre l´an 400 après J. C., et les années 1970. Ce cadre exclut le domaine de la fouille archéologique mais n´écarte pas des formes d´architecture en élévation exceptionnelles, comme, par exemple, les mégalithes ou les oeuvres originales d´architectes contemporains. Par ailleurs, l´inventaire ne rend compte du patrimoine ethnologique ou du patrimoine naturel que dans la mesure où il donne des renseignements sur le bâti. L´inventaire a porté sur l'ensemble des édifices bâtis avant 1950. Les dossiers qui suivent sont classés du général ou thématique (dossier collectif), au particulier. Les édifices uniques ou au contraire représentatifs, à valeur patrimoniale intrinsèque et revêtant un intérêt à l'échelon communal, sont traités dans un dossier individuel. La restitution des données découle de la méthode d'analyse. A chaque élément sélectionné correspond un dossier. Cependant, pour appréhender les familles d'édifices représentés en grand nombre (fermes, maisons), il a été procédé à une sélection raisonnée d'unités à étudier, les caractères communs à chaque famille étant restitués dans le dossier collectif.

Parmi les 97 éléments bâtis recensés (toutes catégories confondues), 18 sont sélectionnés (soit 18,5 %) et font l’objet de dossiers d’étude. 262 illustrations et 18 références documentaires (dont 11 documents d’archives) accompagnent les dossiers.

Historique

Le territoire communal de Villiers-sous-Mortagne est occupé dès l'époque gallo-romaine - en attestent des haches en silex et en porphyre retrouvées dans des champs labourés. À proximité de la Simonière, les vestiges d'une villa gallo-romaine ont été fouillés en 1880. Un mobilier important y a été découvert : fragments de poteries, de tuiles, de briques ainsi qu'une mosaïque dont seul un dessin a été conservé. De nouvelles fouilles reprises en 1902 par MM. Tournouër et Creste ont mis au jour une piscine, une salle pavée d'une mosaïque de 3 mètres sur 3,5 mètres, des débris d'hypocauste et de tuyaux révélant l’existence de thermes, des soubassements de murs et des restes de peintures murales. Une broche en bronze, une pièce à l'effigie de l'empereur Volusien et une médaille de Crispina Augusta de l'an 177 découvertes sur place sont conservées au Musée Percheron de Mortagne-au-Perche avec la mosaïque reconstituée. Le nom de la commune de Villiers-sous-Mortagne, "Villare" dans les textes anciens, pourrait provenir de cette même villa gallo-romaine.

Église paroissiale Saint-Projet et Saint-Hilaire.Église paroissiale Saint-Projet et Saint-Hilaire.

Dès le 10e siècle, la paroisse de Villiers est constituée. À cette époque, la seigneurie de Villiers dépendait de celle de la Ventrouze. Au 11e siècle, le territoire de Villiers est placé sous la juridiction de l'abbaye de Saint-Denis de Nogent-le-Rotrou nouvellement fondée et dépend de la châtellenie de Mortagne. Outre la seigneurie de Villiers, plusieurs fiefs sont présents sur le territoire paroissial à la fin du Bas Moyen Âge et sous l'Ancien Régime : la Galardière au sud-est (dont la seigneurie est regroupée à celle de Villiers), la Gâtine au nord et Nonantel à l'ouest. Si le château (ou manoir ?) de la Gâtine a été détruit pour faire place à une demeure, la Galardière conserve des éléments anciens (escalier en vis en pierre du 16e siècle ou antérieur) et le manoir de Nonantel des 16e et 17e siècles nous est parvenu dans un très bon état de conservation.

Manoir de Nonantel.Manoir de Nonantel.

L'agriculture (polyculture et élevage) est très certainement l'activité principale du territoire. Une seconde activité propre au bassin de Mortagne-au-Perche offrait un complément de revenus aux paysans jusqu'à la Révolution : le tissage et le négoce de toiles de lin. Si aucune trace architecturale ne subsiste, plusieurs "tixiers en toile", "filotiers" et marchands sont mentionnés dans les archives habitant à Nonant, Monjoisin, l'Hôtel Monhaye, et la Bertaudière aux 17e et 18e siècles.

Après la Révolution, le territoire communal, profitant de sa proximité géographique avec Mortagne-au-Perche et sa bourgeoisie, connaît une vague de constructions nouvelles et la formation d'importants domaines. C'est le cas à la Haie Roger, à Moulisseuvre et à la Gâtine.

Description

Située dans la partie nord-ouest du Parc naturel régional du Perche, la commune de Villiers-sous-Mortagne (canton de Mortagne-au-Perche, Communauté de communes du Bassin de Mortagne) couvre une superficie de 1318 hectares et compte, au dernier recensement de 2012 mis à jour en 2015, 327 habitants. Le plateau sur lequel elle se situe, anciennement exploité en bocage, est occupé par des champs cultivés et quelques prairies (au nord et au sud) et un boisement (à l'extrémité sud-est). Le ruisseau de Villiers, qui prend source au lieu-dit la Fontaine, le sillonne d'ouest en est. L'habitat est dispersé en une quarantaine de de lieux-dits (le bourg, 35 fermes, maisons isolées, moulins et cinq hameaux : Bouyère, la Fouée, Monjoisin, Nonant et le Verger). De nombreuses fermes ont changé de destination et ont été converties en maisons.

Plusieurs fermes (la Geveuse, la Rondelière et la Simonière), le manoir de Nonantel, les demeures (la Galardière, la Gâtine et la Haie Roger) et le bourg (église paroissiale Saint-Projet et Saint-Hilaire, presbytère, mairie-école) demeurent des sites patrimoniaux importants à l’échelle communale.

Aires d'étudesParc naturel régional du Perche
AdresseCommune : Villiers-sous-Mortagne

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Villiers-sous-Mortagne. Projet de restauration de l'église.

  • AD Orne. H 3175. Bail à rente par Jean Lesezi, à Michel Pierre, d'un hébergement et de cinq pièces, de terre, le dit hébergement, joignant à l'héritage aux feu JeanPierre et au chemin de la Simonnière à la maison Guillot l'aîné (1392).

  • AD Orne. IE 719. Donation de François de Brénard, sieur de la Brénière (probablement Bréonière) et de la Gallardière, aux religieux du Val-Dieu (1539).

  • AD Orne. O 735. Mairie-école.

  • AD Orne. O 735. Église.

  • AD Orne. O 735. Monument aux morts.

  • AD Orne. 3 P 3-507/1 à 3 P 3-507/6. Matrices cadastrales.

  • AD Orne. Z 441. Écoles et presbytère (1851-1924).

Documents figurés
  • AD Orne. 2 Fi Vil/1. Gravure anonyme du château de la Gâtine.

  • AD Orne. 3 OP 2019. Plans d’aménagement des chemins vicinaux.

  • AD Orne. 3 P 2-507/1 à 3 P 2-507/8. Plans cadastraux de 1830.

Bibliographie
  • AUBERT, J. (abbé). Les églises de l'Orne et leurs oeuvres d'art. Lyon : Presses de Lescuyer, 1977.

  • DESVAUX-MARTEVILLE, Elisabeth. Manoirs du Perche. Art de Basse-Normandie. n° 67, Caen, 1975, 44 p.

  • FISCHER, Roger. Les maisons paysannes du Perche. Paris : Eyrolles, Maisons paysannes de France, 1994, 125p.

  • LECOMTE, Jacky. Le Perche de gare en gare. Collection : Mémoire en Images. Saint-Cyr-sur-Loire : Edition Alan Sutton, p. 91-98.

  • PITARD, J-F. Fragments historiques sur le Perche, statistique par commune et par ordre alphabétique. Paris : Res Universis, 1993 (fac-similé de l'édition de Mortagne : Daupeley frères, 1866).

  • SIGURET, Philippe. Trésors des églises du canton de Mortagne. Cahiers percherons, 1964, n°23.

Périodiques
  • MARGARITIS, Jacques. Monographie de VILLIERS-SOUS-MORTAGNE (Orne). Bulletin de la Société Percheronne d'Histoire et d'Archéologie. tome 23, 1925, 88 p.

Liens web

(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général ; (c) Parc naturel régional du Perche (c) Parc naturel régional du Perche - Maillard Florent
Maillard Florent

Chercheur associé au Parc naturel régional du Perche depuis 2011, en charge de l'architecture rurale du PNR.


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