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présentation de l'étude d'inventaire du patrimoine de la Communauté de communes de Sèves-Taute

Dossier IA50001225 réalisé en 2002

Située au sud-ouest du territoire du Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin, au centre du département de la Manche (voir carte du rabat de couverture), la Communauté de communes de Sèves-Taute rassemble douze communes : Auxais, Feugères, Gonfreville, Gorges, Marchésieux, Nay, Périers, Le Plessis-Lastelle, Raids, Saint-Germain-sur-Sèves, Saint-Martin-d’Aubigny et Saint-Sébastien-de-Raids. Couvrant une superficie de 13 521 hectares, traversée par deux rivières principales, la Sèves, affluent de la Douve, et la Taute, elle présente de vastes étendues d’herbages dont la caractéristique majeure est la submersion hivernale des zones dites de marais : les pluies de fin d’automne et de début d’hiver provoquent en effet une montée des eaux qui envahissent les terres basses appelées « bas-pays » par opposition au terroir sec ou « haut-pays ». Les marais occupent 2 622 hectares, soit plus de 19% de la surface des communes, 1 164 hectares étant la propriété indivise des habitants. Ils se développent le long de la Sèves et de la Taute et prennent de l’ampleur à l’est de notre terrain d’étude, allant parfois jusqu’à s’étendre sur plus du quart de la superficie de certaines communes, comme à Gorges, Marchésieux et Nay. L’implantation de l’habitat et le tracé des voies de communication furent naturellement fortement conditionnés par ces contingences topographiques.

Le développement d’un territoire

Bourgs, hameaux et fermes

LCarte de la Communauté de communes de Sèves-Taute.Carte de la Communauté de communes de Sèves-Taute.’implantation actuelle des bourgs correspond à la zone de rencontre du bocage (haut-pays) et du marais (bas-pays). Comme dans l’ensemble du Cotentin (nord du département de la Manche), c’est la croissance démographique, autour du XIIIe siècle, qui a entraîné le modelage de l’espace tel qu’il nous apparaît aujourd’hui : bourgs agencés autour des églises, hameaux et fermes isolés. L’étude des plans cadastraux napoléoniens montre bien que jusqu’au début du XIXe siècle, à l’exception du bourg de Périers, les paroisses puis les communes après la Révolution se composaient d’une part d’un centre, le plus souvent réduit à l’église avec son presbytère et un ou deux commerces situés aux abords de quelques fermes, d’autre part de grandes exploitations ou manoirs isolés et enfin d’une succession de hameaux organisés autour d’une ou deux fermes d’importance. L’exemple de Saint-Martin-d’Aubigny est particulièrement représentatif de l’évolution des bourgs : l’actuel centre de la commune était autrefois appelé « village de l’église ». À proximité de la croisée des routes menant à Feugères (alors « route de Périers à Saint-Lô ») et au Mesnilbus, le « bourg d’Aubigny », aujourd’hui dénommé « vieux bourg », s’organisait autour d’un grand terre-plein dit « place de la commune ». C’est du reste de cette appellation que la ferme de la Communette trouve l’origine de son toponyme.

Les commerces étaient dispersés dans de nombreux hameaux et ce n’est qu’au cours du XIXe siècle, surtout après 1850, que les bourgs s’affirment comme de véritables centres économiques et administratifs équipés d’édifices publics.

Les voies de communication

Le camp du Mont-Castre, au Plessis-Lastelle (Ier siècle avant J.-C.) atteste une présence romaine que rappellent plusieurs toponymes : Le Perray (référence au pavement des voies), les Milleries (référence aux bornes millières), etc. Les voies antiques de Valognes à Coutances (actuelle D24) et de Carentan à Coutances (actuelle D971) en sont les traces les plus visibles. Dans cette région de marais, aux circulations hivernales particulièrement difficiles, il fallut attendre la fin du XVIIIe siècle pour que débutent l’empierrement et l’élargissement des routes. Ces travaux d’aménagement prirent toute leur ampleur dans les années 1830-1840 avec la réalisation des routes dites « napoléoniennes » (axes Périers-Saint-Lô et Périers-Carentan).

Gestion hydraulique

Aujourd’hui, les périodes de crues hivernales se sont réduites et les marais ne se recouvrent d’eau que de quelques semaines à trois mois selon l’importance des précipitations. Ce phénomène autrefois désigné localement sous l’appellation de «marais blanc» pouvait durer plus de six mois. Il était amplifié par les incursions marines dont on se protégea par la réalisation de portes à flot qui se ferment d’elles-mêmes lors des marées hautes : celles établies en 1712 sur la Taute, au pont de Saint-Hilaire-Petitville et en 1735 sur la Douve, au pont de la Barquette à Carentan.Tout au long des XVIIIe et XIXe siècles, la volonté d’assécher le marais et de maîtriser la gestion des niveaux d’eau se traduit par des travaux d’aménagement des cours d’eau et la création d’un réseau de fossés de plus en plus dense, destiné à faciliter l’écoulement des eauxNay. Vue des marais.Nay. Vue des marais..

Évolutions agricoles

Dans ce secteur, comme dans l’ensemble du Cotentin, la prédominance relativement récente de l’élevage laitier et des herbages a fait perdre le souvenir d’une agriculture plus diversifiée, à forte composante céréalière. Jusqu’à la fin du XVIIe siècle, l’activité agricole, essentiellement vivrière, se répartissait entre les labours plantés de pommiers du haut-pays et les pâturages du bas-pays, que se partageaient ovins, bovins et équidés, et même des oies. Chaque demeure était en outre pourvue d’un potager, les produits issus de cet espace échappant aux taxes de l’Ancien Régime.

Les aménagements hydrauliques du XVIIIe siècle ont permis d’augmenter les surfaces de pâturage et la durée de leur utilisation. Après la Révolution, pour répondre aux besoins du marché parisien, l’élevage bovin s’est développé, allant jusqu’à exclure progressivement les autres animaux du pâturage. À la fin du XIXe siècle, l’orientation laitière s’affirme au détriment de la production de viande. Cette orientation, qui fera la renommée de la région, atteint son plein essor au début du XXe siècle et amène à « coucher en herbe » les dernières terres de labours du haut-pays qui avait jusqu’alors conservé sa dominante céréalièrePériers. Le Bourg. Laiterie.Périers. Le Bourg. Laiterie..

Les matériaux

Jusqu’à la modernisation des réseaux de transport et au démarrage local de la production industrielle de briques et de tuiles dans le dernier quart du XIXe siècle, on a utilisé dans la région de Sèves-Taute des techniques constructives liées aux ressources géologiques de ce territoire, particulièrement riche en terres argileuses et limoneuses.

Maçonnerie de pierre

Bien que les sites d’extraction soient peu nombreux, la pierre n’est pas pour autant absente des constructions. Le plus souvent, elle se présente sous forme de moellons, généralement de grès, parfois de granite (Feugères) ou de schiste (Gorges et Saint-Martin-d’Aubigny).

Hormis un cellier à Gorges et les dépendances des manoirs du Bois à Feugères et de Quelette à Saint-Martin-d’Aubigny, tous les édifices antérieurs au XVIIe siècle qui nous sont parvenus présentent un appareil en pierre: au premier chef les églises, les chapelles et les manoirs, mais aussi les châteaux du Plessis au Plessis-Lastelle et de Saint-Germain-sur-Sèves. Au XVIIIe siècle, châteaux et presbytères sont couramment édifiés en moellons de grès. À Périers, les façades sur rue en pierre deviennent d’usage à partir des années 1780 pour s’imposer au XIXe siècle, mais à Gorges et au Plessis-Lastelle, où la ressource est plus importante, le bâti en terre et le bâti en pierre cohabitent aux XVIIIe et XIXe siècles. À partir des années 1860, impulsé par les chantiers publics, l’usage de la pierre devient plus courant.L’essor agricole qu’a connu la région à partir du XVIIIe siècle a sans doute nécessité la construction de nouveaux bâtiments : c’est alors un bâti en terre crue, matériau partout disponible à profusion, qui s’est imposé au détriment de la pierre.

Maçonnerie de terre crue : la bauge

LeFeugères. Manoir, actuellement ferme. Mur en bauge du potager.Feugères. Manoir, actuellement ferme. Mur en bauge du potager. secteur de Sèves-Taute offre une architecture en terre crue dont la palette chromatique varie de l’ocre jaune à l’ocre rouge. La technique est celle de la bauge, localement appelée « mâsse ». Elle est attestée dès le XVIe siècle, mais la plupart des édifices qui nous sont parvenus datent des XVIIIe et XIXe siècles. Également répartie sur tout le territoire, la matière première pouvait aisément être extraite là où l’on avait besoin de construire. La souplesse de sa mise en œuvre est aussi une des raisons qui permirent de développer jusqu’à l’entre-deux-guerres une grande variété d’édifices.

La bauge est un mélange de terre argileuse et limoneuse, d’eau et de fibres. Ses propriétés physiques permettent l’érection d’un mur sans coffrage, que l’on monte par levées successives.

La plus ancienne définition connue de ce matériau date de 1606. Elle est donnée par Jean Nicot dans son Thresor de la langue française : « C’est un mortier de terre farci de paille […] ». Celle que livre le Dictionnaire de l’Académie française (édition de 1694) est à peine différente : « un certain mortier de terre grasse, meslée de pailles ». L’Encyclopédie (tome II, Paris, 1751) de Diderot et d’Alembert apporte heureusement un éclairage plus précis : « C’est de la terre franche mêlée avec de la paille et du foin hachés. On pétrit ce mélange, on le corroie, et l’on s’en sert où le plâtre et la pierre sont rares. Les murs sont ou de bauge, ou de cailloux liés de bauge. Ces derniers ne s’en appellent pas moins murs de bauge. La plupart des chaumières ne sont pas construites d’autre chose. Quand la bauge est soutenue par de la charpente, comme dans les granges, les étables et d’autres bâtiments, cela s’appelle torchis […] ». Comme le souligne l’auteur de cet article, ce qui distingue le torchis de la bauge c’est que le premier est utilisé en hourdis et le second comme matériau porteur.

Loin d’être propre aux marais du Cotentin et du Bessin, la bauge est localisée d’une façon générale dans « les territoires au climat pluvieux et aux sols limoneux » (Franck Lahure, 1994). C’est ainsi qu’on la trouve employée en Bretagne (Ille-et-Vilaine et Côtes-d’Armor), dans des proportions aussi importantes que dans la Manche. En l’état actuel des connaissances, la présence de bauge est ailleurs beaucoup plus limitée, soit qu’on ne l’utilise que dans des secteurs très localisés comme en Normandie (bocages coutançais, valognais et du saint-lois), mais aussi dans le Berry, le Poitou et la Vendée, soit qu’elle ne vienne qu’en complément d’autres techniques de terre crue (le torchis dans la majorité des cas), comme dans le pays d’Auge, le Perche sarthois, le Massif Central, la Picardie ou le Gers.

L’édification d’un mur en bauge en levées de terre superposées procédait d’une mise en œuvre en plusieurs étapes, dont le respect assurait la pérennité de la réalisation et dont les principes se transmettaient de génération en génération. Suite à son passage dans la région en août 1788, l’agronome britannique Arthur Young (1741-1820), dans Voyages en France, en fait une description relativement précise : « La terre […] est bien pétrie avec de la paille ; quand on l’a étendue sur le sol en couches d’environ 4 pouces, on la coupe en carrés de 9 pouces ; on les place sur une pelle et on les lance au maçon, qui est sur le mur ; le mur est construit comme en Irlande, en couches, chacune de 3 pieds de haut et qu’on laisse sécher avant de pousser plus avant. La largeur est d’environ 2 pieds. On les fait dépasser d’environ un pouce, que l’on coupe, couche par couche, d’une façon parfaitement lisse ».Un maçon et son aide suffisaient à la mise en œuvre, le commanditaire fournissant le reste de la main-d’œuvre nécessaire, en faisant le plus souvent appel aux voisins. Un mur en bauge repose sur très peu de fondations. Ainsi, après avoir décapé la terre végétale sur une vingtaine de centimètres seulement, on mettait en place un soubassement en pierre généralement d’une soixantaine de centimètres de hauteur. Suivait la préparation du mélange de terre argileuse, d’eau et de fibres végétales voire animales. L’extraction de la terre s’effectuait essentiellement autour des bâtiments, afin de limiter le transport. Les lieux où on la pratiquait sont parfois devenus des mares ; ils peuvent également être facilement identifiés grâce aux dénivellations encore bien visibles entre les zones bâties et les terrains environnants. Le foulage du mélange se faisait à l’aide de chevaux ou de bœufs au moment de l’adjonction d’eau, avec les pieds lors de l’ajout des fibres. Le pétrissage s’effectuait jusqu’à l’obtention d’un mélange plastique, c’est-à-dire malléable sans être trop tendre. En effet, seule la bonne tenue du matériau pouvait permettre l’édification des couches ou levées de bauge dont la hauteur pouvait varier de 0,60m à 1,20m selon l’élasticité du mélange et le savoir-faire du maçon. La largeur du mur, d’environ un mètre à la base, diminuait progressivement pour assurer sa stabilité. Chaque levée était compactée au bâton puis taillée avant d’être de nouveau compactée et lissée. Cette dernière étape était le plus souvent réservée à la face externe des murs gouttereaux et à la face interne des murs de l’habitation. Pour éviter tout phénomène de retrait (apparition de jours), en particulier dans les angles, murs gouttereaux, murs pignons et murs de refend étaient réalisés en une même levée, qu’il fallait ensuite laisser sécher trois à quatre semaines avant de pouvoir mettre en place la levée suivante pour laquelle un nouveau mélange d’eau, de terre et de fibres était réalisé. On procédait ainsi jusqu’à obtenir la hauteur de maçonnerie souhaitée.

Pour faire corps avec la bauge, les encadrements des ouvertures en pierre de taille ou en brique étaient insérés au fur et à mesure de l’édification. Une ouverture ajoutée ou modifiée postérieurement au séchage de la maçonnerie nécessitait la réalisation d’un joint. Le linteau en bois, très souvent utilisé pour les dépendances, était posé au cours de l’érection du mur. Ce n’est que lorsque ce dernier était sec que l’ouverture était taillée à la hache.

Généralement de forme carrée ou triangulaire, les gerbières et les jours d’aération étaient réalisés postérieurement au séchage, directement dans l’épaisseur du mur, et ne recevaient une porte que lorsqu’il s’agissait de protéger les stocks de pommes ou de grains.

Le plus souvent en chêne ou en orme, les poutres devant recevoir les planchers en terre et la charpente étaient posées au fur et à mesure de l’avancée de la maçonnerie. Noyées dans la bauge, les extrémités des poutraisons jouaient ainsi un rôle de tirants : on pouvait alors les laisser dépasser à l’extérieur et passer au travers une clé de bois.

De la brique au ciment

Avant la Révolution industrielle, la faible disponibilité de la ressource en bois, donc de combustible, ne favorisa pas la production de matériaux en terre cuite dans cette région pourtant riche en argile. Si des édifices comme le château de Saint-Germain-sur-SèvesSaint-Germain-sur-Sèves. Château Saint-Germain. Tour occidentale.Saint-Germain-sur-Sèves. Château Saint-Germain. Tour occidentale. (XVIe siècle) ou la maison de Feugères (1713) attestent d’une utilisation de la brique, son usage ne se généralise que dans la seconde moitié du XIXe siècle. La maison du directeur de la mine de charbon du Plessis (1841) en est un exemple précoce, suivi près de vingt ans plus tard à l’école de Saint-Germain-sur-Sèves (1860) et à la mairie de Périers (1869). La création de la briqueterie de Périers en 1873 entérine la diffusion de la brique, surtout utilisée pour les encadrements et les rehaussements de charpente, ces derniers imposés par l’abandon des couvertures en chaume.

Dans le premier quart du XXe siècle, l’arrivée de nombreux immigrés italiens contribue à la diffusion de l’usage du ciment et de ses dérivés, notamment l’aggloméré.

Suite aux destructions liées aux combats de l’été 1944 (Débarquement et bataille de Normandie), la Reconstruction fut l’occasion de développer des volumes architecturaux basés sur l’adoption de nouvelles techniques de construction mettant systématiquement en œuvre ciment, aggloméré ou béton, mais aussi la pierre, extraite de carrières situées pour l’essentiel dans la Manche (calcaire de Cretteville et d’Yvetot-Bocage, grès de Doville). La rapidité d’exécution qui en découla modifia profondément les habitudes constructives. Cette période fut aussi propice à la mise en place de nouveaux volumes pour les églises, qui s’accompagna de la reprise d’éléments de l’architecture religieuse locale (appareillage en pierre, chevet plat, clocher à bâtière, etc.). Si une partie du riche patrimoine mobilier fut épargnée par les destructions, la Reconstruction fut aussi l’occasion de création dans ce domaine, comme en témoignent de nombreuses réalisations (vitraux, tapisseries, tabernacles, etc.).

Chaume, ardoise et tuile

Qu’il s’agisse d’un édifice en pierre ou en bauge, toutes les pièces nécessaires à l’assemblage des fermes de charpente étaient préalablement préparées au sol par le charpentier, les bois les plus droits étant réservés aux poutres, les bois courbes étant débités en deux pour obtenir des arbalétriers symétriques. Ces derniers, s’appuyant sur la poutre d’entrait, étaient complétés par un faux entrait et un poinçon. En l’absence de sablière, les fermes étaient fixées dans la maçonnerie à la jonction des arbalétriers et de l’entrait.

On donnait aux toits une pente d’environ 50° pour recevoir une couverture végétale, chaume proprement dit ou « glui » dans la majorité des cas, roseau ou « rotz » autour de Marchésieux.

À partir des années 1850, l’ardoise, qui recouvrait les églises priorales de Marchésieux et de Périers depuis au moins le XVIIe siècle, s’imposa peu à peu comme matériau de couverture des autres édifices religieux. En 1864, suite à un important incendie, la municipalité de Périers exigea le remplacement de toutes les couvertures végétales dans un délai de trois ans. Sur le reste du territoire, il faut attendre le dernier quart du XIXe siècle pour que quelques édifices soient directement couverts en ardoise, plus rarement en tuile. La mutation agricole du premier quart du XXe siècle, entraînant le couchage en herbe des terres céréalières, priva brutalement les couvreurs chaumiers de leur matière première, qu’ils durent remplacer par l’ardoise ou la tuile. À partir des années 1950, la tôle se substitua aux dernières couvertures végétales encore en place.

Conclusion

Au sein d’un espace remarquable de zones humides reconnu au niveau international pour sa valeur biologique et environnementale, le territoire de « Sèves-Taute » est caractérisé par son bâti en pierre, en bauge et son architecture de la Reconstruction qui permirent à travers le temps et les bouleversements économiques de répondre à tous les besoins : des maisons de journalier aux manoirs pour l’habitat, des granges à grains aux fournils pour l’architecture agricole et des églises aux écoles pour l’architecture publique. Ce patrimoine architectural reflète dans sa diversité l’histoire de ce territoire «entre terre et eau» modelé par l’activité agricole.

Aires d'étudesCommunauté de communes de Sèves-Taute
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Références documentaires

Bibliographie
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Périodiques
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  • RENAULT. «Revue monumentale et historique de l’arrondissement de Coutances, Canton de Périers», Annuaire de la Manche, 1857.

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  • « Périers et 12 communes: 28 pages de cartes postales anciennes », Le Viquet, n°111bis, 1996.

  • TAPIN, Gérard. « La maison en terre… ou comment se construisait une maison en terre dans les marais de Marchésieux… et d’ailleurs », Le Viquet, n°93, 1991.

    p.2-19.

Liens web

(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Patte Erwan
Erwan Patte

Chercheur mis à disposition par le parc naturel régional des marais du Cotentin et du Bessin de 2001 à ???, en charge des études sur la communauté de communes Sèves-Taute (Manche) et sur l'architecture en terre dans le parc naturel régional des marais du Cotentin et du Bessin.


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